Rien ne manque (poésie)

Il n’y a personne qui respire sur le tabouret, personne n’écrit de poème, il n’y a que des mots qui sont écrit, l’écriture de mots se produit avec la respiration et le tabouret, il y a la Vie qui a lieu sans personne avec les mots du poème, avec la respiration, avec le tabouret et rien ne manque, tout est calme, il y a seulement l’action d’écrire, l’action de respirer, l’action du tabouret et personne qui agit, c’est ce qui arrive, la vie se produit et le poème a lieu, et la respiration avec le tabouret, et rien n’est accompli, rien n’est fait, il n’y a personne qui devient, sinon en rêve, en rêveur de soi, de quelqu’un de poète assis sur un tabouret et qui respire, qui écrit un poème, c’est la vie du rêveur en personne qui arrive, il y a lui dans la cuisine et dehors le monde, et la page est remplie du poète en son nom, le rêve est produit dans les lignes, c’est rêvé du rêve qu’il y a quelqu’un et ça fonctionne, c’est lisible du lecteur, audible de l’auditeur sans qu’il n’y ai présentement quiconque, si ce n’est la Vie dans le fait d’écrire, dans le fait de lire, dans le fait d’entendre, la Vie que l’on est et qui a lieu sans le poète et sans personne pour lire de poème ou l’entendre, c’est ce qui arrive et rien ne manque, il n’y a que le calme de ce qui Est

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