L’Être (extrait) Poésie

Ton souffle s’abreuve à son origine.

La tempe de la colère où s’embrasait le sang

t’a quitté. Vois à présent

la vie entière te chanter.

 

La danse d’un oiseau s’élève.

Que je gravisse la colline

au sommet de laquelle glisse

le vent bleuté alors, sous ma peau,

vibre la coupole du ciel.

 

Preuve ici de tant d’amour

que l’infinie présentation de l’Être.

L’absence où arrivent rayons dorés,

arbres clairs et transhumances de poussières

n’est pas moins vie que le cœur de l’homme.

 

L’unité est d’exister en grâce.

L’unité se manifeste

comme l’existence se donne à l’instant.

Le cœur ne connaît le ciel

qu’à éprouver la lumière.

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